ICCM+
Action contre la Faim est leader international dans le traitement de la Malnutrition Aiguë Sévère (MAS) par les Agents de Santé Communautaires (ASC) grâce au travail de recherche opérationnel mené au cours des dix dernières années, connu sous le nom d'« approche iCCM+ ».
Les ASC sont des personnes, principalement des femmes, sans formation médicale, qui acquièrent des connaissances générales en matière de santé et s'occupent des familles dans leur propre communauté en traitant certaines maladies infantiles (diarrhée, paludisme et infections respiratoires) via l'intervention iCCM (Integrated Community Case Management). Sur la base de cette intervention, Action contre la Faim a proposé en 2014 d'intégrer le traitement de la malnutrition aiguë dans l'ensemble du paquet d´activités des ASC. Depuis lors, cette approche a été mise en œuvre dans le cadre de projets pilotes dans différents pays, en collaboration avec d'autres partenaires, le ministère de la santé et centres de recherche.
En juin 2023, l'OMS a publié des nouvelles directrices actualisées pour le traitement et prévention de la malnutrition infantile, en y intégrant l'approche ICCM+. Cette action fondée sur l'équité contribuera à soigner et à guérir beaucoup plus d'enfants dans le monde, en rendant le traitement plus accessible aux familles.
Comment ça marche?
La malnutrition aiguë est une maladie évitable et traitable. Il existe aujourd'hui un traitement très efficace contre la MAS : l'administration d'Aliments Thérapeutiques Prêts à l'Emploi (ATPE) aux enfants pendant une période de 6 à 8 semaines. Grâce aux ASC, le traitement est dispensé dans les communautés, ce qui évite aux familles de se rendre dans les structures de santé.
Cela est essentiel car, dans de nombreux pays où nous travaillons, plus de 50 % de la population vit à plus de 5 km d’une structure de santé, et les routes peuvent être dangereuses ou impraticables à certaines périodes de l'année. De plus, il est difficile de se rendre chaque semaine dans les centres de santé lorsque les mères, qui sont le plus souvent en charge d´emmener l'enfant malade, doivent également subvenir aux besoins de la famille et s'occuper des autres enfants. Les ASC éliminent les barrières géographiques, économiques, sociales et culturelles qui empêchent l'accès aux structures de santé.
Contact
ACTUALITÉS
2026. Analyse des coûts des rechutes avec protocol simplifié de la prise en charge de la malnutrition : enseignements tirés du Mali
Une analyse des coûts tenant compte des rechutes pour les protocoles standard et simplifiés qui examine l'utilisation des ressources tout au long du continuum de soins, y compris les rechutes survenant après la sortie du traitement. Ces résultats viennent compléter une récente analyse du rapport coût-efficacité menée dans le même contexte et soulignent comment une meilleure prévention des rechutes et un suivi renforcé peuvent améliorer les résultats et la rentabilité.
2026. Dernier article scientifique Étude pilote sur de rechutes aire de santé contexte urgence protocole simplifié combiné Mali
- Le protocole simplifié peut réduire les taux de rechute après le traitement de la malnutrition aiguë sévère (MAS), même avec des doses réduites d'aliments thérapeutiques prêts à l'emploi (ATPE)
- Les comorbidités ont été le facteur le plus déterminant de la rechute.
- Ces résultats ont été obtenus dans les centres de santé et par les agents de santé communautaires (ASC)
En 2025, l'OMS, dans son document « Programme de formation des agents de santé communautaires », a déclaré : « Si une formation adéquate et une supervision régulière sont assurées, les agents de santé communautaire (ASC), doivent faire le dépistage et traitement de la malnutrition aigue modère et la malnutrition aigue sévère sans complications, ainsi comme administrer les aliments thérapeutiques prêt à emploi (ATPE) ». C'est la première fois que le traitement de la malnutrition aiguë sévère est intégré au programme de formation des agents de santé communautaires.
En 2023, Recommandation B17. Évaluation, classification et prise en charge ou orientation des nourrissons et des enfants âgés 6-59 mois présentant une émaciation et/ou un œdème nutritionnel peut être effectuée par les agents de santé communautaires à condition qu'ils reçoivent une formation adéquate et qu'une une supervision régulière de leur travail soit intégrée à la prestation de services.